Enwires, l’audace d’une fondatrice qui voit grand et s’appuie sur l’accélérateur NICE pour réussir son passage à l’échelle industrielle en Chine

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Olga Burchak, l’entrepreneuriat dans les tripes

Olga voit le jour dans les steppes de Sibérie, où la rudesse forge le caractère et nourrit la rage d’avancer. C’est un professeur de chimie qui dès le plus jeune âge lui révèle ce qui va rapidement devenir sa voie, sa vocation. Sa raison d’être : de celle à laquelle on ne peut pas échapper et qui nous permet de franchir tous les obstacles. A 15 ans, elle obtient une bourse et quitte sa famille pour suivre son instinct. Un bac +8 en chimie en poche, elle débute sa carrière comme chercheuse avant de s’installer en France, où elle rejoint successivement le CEA, le CNRS et l’UGA. Forte de plus de 20 ans d’expérience en laboratoire, à la croisée de la chimie, de la biologie et de la physique, elle développe une expertise pointue sur des projets pluridisciplinaires. Cette trajectoire lui permet notamment de concevoir, en seulement 18 mois au CEA, une nouvelle technologie de fabrication de nanomatériaux.

Mais la montagne n’est pas assez haute pour ses rêves. Il y a tout juste 10 ans, elle se lance dans une aventure entrepreneuriale pour le moins audacieuse : créer une startup industrielle, en chimie des matériaux, pour fournir aux fabricants de batteries lithium-ion (principalement chinois) un nouveau composant plus performant et moins cher, à partir de nano-fils de silicium, fabriqué … à Grenoble ! Enwires était née. Un vrai défi technologique, industriel, et business.

« Je suis née pour créer ça ! » dit-elle avec cet élan dans les yeux qui donne envie de la suivre. « C’est en mode commando que je suis la plus efficace : je savais que c’était un pari un peu fou. Mais il faut être un peu fou pour être entrepreneur et je savais aussi que si je ne le faisais pas, je le regretterais toute ma vie ! Quoi de plus beau que de tout donner pour une idée ? »

Et quand on lui parle d’entrepreneuriat au féminin ou de girls in tech, la réaction ne se fait pas attendre : « je ne me reconnais en rien dans ces concepts. Je suis chimiste et entrepreneur parce que j’ai ça en moi depuis mon plus jeune âge. Ce n’est pas quelque chose que l’on forge / force par l’éducation et je ne crois pas à ces programmes. Pour moi, c’est une question de profil de personnalité, pas de genre. Je suis entrepreneur parce que je ne peux pas faire autrement, j’ai le challenge dans la peau en tout endroit de ma vie. Cette fibre, cette injonction tripale, je crois qu’on l’a ou on ne l’a pas, homme ou femme. C’est là qu’est la vraie différence ! ».

Le goût du risque, mais la tête sur les épaules, et une approche business first

« Sans risque, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue » : un leitmotiv qui drive indiscutablement Olga depuis toujours.

Pour autant, ce goût du risque ne l’empêche pas d’avoir un sens aigu des enjeux industriels et business, au-delà de la technologie. « En étant fabricant de matériau, donc tout au début de la chaîne de valeur, il est indispensable d’avoir dès le début une approche business first, et de valider à chaque étape que nos choix technologiques et industriels vont nous permettre de renforcer notre product market fit », souligne-t-elle.

D’ailleurs, elle s’entoure très vite d’industriels aguerris dans le domaine du silicium, qui lui permettent de garder le recul nécessaire pour prendre les décisions qui s’imposent, même quand elles ne sont pas faciles. Ainsi, quand elle s’aperçoit que la technologie initiale ne tiendra pas ses promesses de compétitivité industrielle sur le marché, elle n’hésite pas une seconde. Qu’importe le temps et l’énergie passée à la développer.

Elle se remet sans attendre sur sa planche à dessin, ou plutôt ses tubes à essai, et développe une nouvelle technologie, à partir de couches de nano silicium de morphologie différente, qu’elle commence à produire dans son tout nouveau site sur inovallée Montbonnot, avec l’aide de Jean-François Clappaz, fervent défenseur de l’industrie.

La première ligne de production installée sur inovallée permet aujourd’hui à Enwires de produire jusqu’à 10 kg de poudre de nano-silicium par jour, dont la propriété physico-chimique est d’augmenter la densité énergétique et d’accélérer la vitesse de charge des batteries lithium-ion dans lesquelles elle sera intégrée.

Cette technologie de rupture offre aux fabricants un nouveau matériau à la fois plus performant pour l’efficacité de leurs batteries, moins impactant en termes de rejets de CO², et last but not least, moins cher à terme que les matériaux actuels !

Un enjeu d’industrialisation et un projet d’ouverture d’une usine en Chine

Néanmoins, réussir le passage à l’échelle industrielle en France tout en maintenant la compétitivité du produit sur la chaîne de valeur n’est pas possible : « notre matière première, le graphite, est en Chine, les principaux fabricants de batteries sont en Chine et en Asie. La prochaine étape pour nous permettre de passer à l’échelle, d’industrialiser massivement et de déployer notre matériau dans les batteries est donc d’ouvrir des lignes de production en Chine », souligne Olga, qui entend bien profiter de ce nouveau challenge où tout est à imaginer et à construire pour démarrer une troisième vie à Shanghai ou Shenzhen.

Pour réussir ce nouveau marathon, elle s’appuie sur une plateforme d’innovation industrielle de premier plan, NICE, soutenue par Shanghai et les principales provinces du delta du Yangtsé.

NICE (National Innovation Center par Excellence) : un accélérateur industriel pour aider Enwires à réussir son changement d’échelle en Chine

Le National Innovation Center par Excellence (NICE) est un acteur clé de l’innovation industrielle en Chine. Cofondé par Shanghai et les provinces du Jiangsu, du Zhejiang et de l’Anhui, au cœur du delta du Yangtze, NICE a pour mission de transformer des innovations technologiques en applications industrielles à grande échelle. Contrairement aux incubateurs classiques, il intervient directement sur les phases critiques de maturation technologique, d’ingénierie industrielle et de montée en cadence, en s’appuyant sur un vaste réseau d’instituts de recherche, de partenaires industriels et d’universités internationales.

Pensé comme une porte d’entrée industrielle vers la Chine, NICE accompagne particulièrement les entreprises étrangères dans leur passage à l’échelle, en leur donnant accès aux chaînes de valeur locales, aux infrastructures de production et à des dispositifs de financement combinant subventions et investissements. Implanté dans une région qui concentre une part majeure de la production manufacturière mondiale, NICE constitue un accélérateur stratégique pour sécuriser et réussir le lancement de lignes de production industrielles en Chine

NICE fédère plus de 500 partenaires industriels, 200 institutions académiques et 100 centres de R&D, avec pour objectif d’accélérer l’industrialisation de technologies innovantes à grande échelle.

« NICE est pour nous un partenaire stratégique clé pour accéder et se développer rapidement sur le marché chinois, et transformer nos technologies propriétaires en solutions industrielles robustes ».

Quant à la R&D, elle restera en France, à Grenoble, sur inovallée.

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