Inovallée, mon ancrage et mon envol : bientôt 30 ans d’amour et de destin partagé !

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Une fois n’est pas coutume. Ce premier Mag éco de 2026 coïncide avec un anniversaire très spécial : les 28 ans de mon arrivée à Inovallée. Alors, j’ose.

Un édito plus personnel. Comme autrefois pour le Tarmac.

Quand on parle d’Inovallée, on évoque un territoire, des entreprises, des technologies, des emplois. Mais pour moi, elle est bien plus que cela.

Elle est un être vivant. Avec son histoire, ses élans, ses doutes, ses métamorphoses.
Une âme.
Elle ne parle pas, mais je la ressens. Et j’ose croire que, parfois, je lui prête ma voix.

Déjà, nous sommes nées la même année.

J’ai grandi à Montbonnot, et j’ai marché dans ses premiers pas.
Je l’ai connue avant qu’elle ne soit un écosystème, quand elle n’était encore qu’une zone verte aux parfums familiers.

Nous y promenions nos chiens avec mes parents.
Je ramassais des pissenlits au bord de ses cours d’eau pour nourrir mes lapins.
Je la traversais à pied, à vélo, presque à cheval, depuis le centre équestre du Saint-Eynard où j’ai vécu mes premiers galops au Bois Français.

Du collège des Buclos au lycée du Grésivaudan, le sang de mon adolescence a coulé dans ses veines.
Mon père m’a appris à conduire sur ses parkings le week-end, quand, vidée de ses matières grises, la belle endormie s’offrait aux promeneurs du matin.

J’ai connu le vieux chêne du chemin qui porte encore son nom.


Et même si j’étais trop jeune pour me souvenir des premières constructions, j’ai vu pousser les Béalières, les miniparcs autour de feu France Télécom, et sa molécule de silicium, quand Inovallée Montbonnot n’était encore qu’un plan sur la comète de ses pères visionnaires.

J’ai vu l’INRIA sortir de terre, puis tous ses mystérieux satellites.
Je ne savais rien encore de ce qui se cachait derrière les synapses de ces bâtiments, mais j’en respirais déjà la magie, revenant sans cesse comme vers un attracteur étrange.
J’y ai même rencontré l’amour. Le grand. Mais ça… je le garderai pour moi !

Rien dans mes études ne me prédestinait à y travailler.
Je me voyais plutôt enseigner la philosophie, ou accompagner en psychiatrie.
Mais il faut croire qu’on n’échappe pas à son destin.

Un essai raté en boulangerie pour payer mon loyer (je ne rendais pas la monnaie assez vite), et me voilà à l’accueil de ProZIRST pour un remplacement de deux semaines.

Vingt-huit ans plus tard, je remercie encore mon mauvais calcul mental.

J’ai plongé avec délice dans un monde qui m’était inconnu : l’entreprise, l’innovation, la tech, les métiers du support et du service.
Deux semaines sont devenues le projet d’une vie.

Annie Soufi m’a fait confiance.
Elle n’a pas eu peur de mes sur-diplômes inutiles ni de mes lacunes techniques.
Elle a vu en moi une « bonne graine ».
Et elle a su m’arroser juste assez pour me laisser pousser avec Inovallée.

J’ai commencé sur un Mac, avec des mailings fax en noir et blanc au graphisme douteux.
J’ai écrit pour l’InfoZIRST, notre magazine papier, comme prête-plume des administrateurs.
Puis j’ai interviewé des dirigeants.
Perle après perle, j’ai construit ce vernis scientifique et technique qui me permet aujourd’hui de comprendre — juste assez — les technologies de nos entreprises.

Les bureaux d’Inovallée m’ont ouvert leurs secrets.
Et le plaisir de dévoiler, de partager, de raconter ces pépites n’a jamais faibli.

Les années passent.
Inovallée vieillit.
Moi aussi.
Mais l’émerveillement, lui, ne vieillit pas.

Oui, j’ai pris la suite d’Annie il y a cinq ans à la tête d’Inovallée.
Mais j’ai choisi de garder la plume.
Malgré le temps que cela prend, l’infobésité, la baisse des taux de lecture.

Parce qu’on ne fait rien de bien sans passion.
Et la mienne se nourrit de vos histoires, de vos innovations, et surtout de vos aventures humaines.

Depuis presque 30 ans, j’ai rencontré des pionniers, des bâtisseurs, des femmes et des hommes portés par cette fibre entrepreneuriale qui change le monde.
À leurs côtés, j’ai appris l’entrepreneuriat.
Avec eux, j’ai lancé le Tarmac.

Pour eux, je rêve aujourd’hui d’une Inovallée mature, audacieuse et réenchantée.

Inovallée et moi, ce n’est pas qu’un travail.
C’est une histoire d’amour.
Et elle est, depuis toujours, le cœur battant de mon destin.

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