Equoranda : avec Emmanuel Sandoz, une reprise sous le signe du retour aux sources, pour réconcilier engagement des collaborateurs et performance des organisations

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À 50 ans, certains consolident. D’autres prennent des risques. De la même façon, il y a des trajectoires qui suivent une logique, et d’autres qui se dessinent au fil des rencontres.

Celle d’Emmanuel Sandoz appartient clairement à la seconde catégorie. En reprenant Equoranda fin 2024, ce dirigeant au parcours industriel assume un virage audacieux, mais profondément aligné avec ses convictions.

Une reprise qui marque, pour l’entreprise comme pour lui, le début d’un nouveau cycle — et un retour à Grenoble riche de sens.

Un parcours industriel… avant le déclic entrepreneurial

Rien ne prédestinait Emmanuel Sandoz à reprendre une société de formation et de coaching. Diplômé de Grenoble École de Management, il construit d’abord sa carrière dans l’industrie, entre Annecy et l’Isère, notamment au sein du groupe Serge Ferrari, spécialiste des matériaux composites.

« J’avais envie d’entreprendre, sans vraiment oser franchir le pas », confie-t-il aujourd’hui.

Le déclic intervient en 2019. Il reprend alors LDS, une société basée à Montpellier spécialisée dans la formation en langues pour les entreprises. À la tête d’une équipe de 15 personnes et d’un réseau de 100 formateurs, il découvre les réalités de l’entrepreneuriat… dans un contexte qui ne laisse aucun répit.

Quelques mois plus tard, la crise sanitaire frappe de plein fouet. En l’espace de deux mois, l’entreprise perd 40 % de son chiffre d’affaires. « Nous nous sommes serré les coudes », se souvient-il.

L’épreuve est rude, mais fondatrice. LDS traverse la tempête, se restructure et repart, jusqu’à travailler aujourd’hui avec de grands groupes nationaux. Une première expérience qui ne se fait pas sans secousses, mais qui ancre durablement sa posture de dirigeant.

Une rencontre, une évidence, un projet

Début 2024, le hasard fait bien les choses. Emmanuel Sandoz croise Pascale Demont, co-dirigeante d’Equoranda, elle aussi diplômée de GEM. Très vite, l’échange fait émerger un potentiel de synergies entre leurs activités respectives.

« J’ai adoré la présentation d’Equoranda. Leur positionnement m’a tout de suite parlé. Les valeurs aussi »

À ce moment-là, l’entreprise est en phase de transmission. Le projet s’accélère. En quelques mois, un accord est trouvé. Emmanuel Sandoz reprend Equoranda fin 2024.

Grenoble, un retour chargé de sens

Avec cette acquisition, c’est aussi un retour aux sources pour l’entrepreneur. « Revenir à Grenoble, que j’adore, avait du sens. »

Installé désormais entre Montpellier et la région grenobloise, où il se rend plusieurs fois par mois, il reconnecte progressivement l’entreprise à son territoire historique, notamment à Inovallée.

Ce lien local n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une volonté plus large : ancrer Equoranda dans un écosystème dynamique, en prise avec les enjeux des entreprises technologiques.

Entre exigence de performance et qualité des relations humaines, une ligne de crête assumée

Ce que vient chercher Emmanuel Sandoz chez Equoranda dépasse largement l’opportunité de croissance. Il y trouve surtout un alignement avec sa propre vision du travail et du rôle de l’entreprise.

Car derrière les chiffres et les organisations, un constat l’interpelle particulièrement : celui de l’engagement insuffisant des salariés. Selon une étude Gallup, seuls 8 % des collaborateurs en France se déclarent réellement engagés dans leur travail.

« Chaque entreprise dispose d’un potentiel humain considérable qui reste largement sous-exploité. Avant même de recruter, il y a déjà énormément à activer en interne. »

C’est précisément là que se positionne Equoranda. Loin des approches purement théoriques ou des injonctions managériales standardisées, l’entreprise défend un modèle hybride : conjuguer exigence de résultats et qualité des relations humaines.

« Nous ne sommes ni dans le “tout bien-être”, ni dans l’obsession du KPI. Ce qui nous intéresse, c’est l’équilibre entre les deux. »

Une pédagogie concrète : le pari de la formaction pour une efficience directe et durable

Cette philosophie se traduit directement dans les méthodes de travail d’Equoranda. L’entreprise propose des formations et du coaching centrés sur trois grandes dimensions — la vision, le management et l’impact — mais c’est dans la mise en œuvre que la différence se joue.

Les formations, généralement organisées sur deux jours, reposent majoritairement sur la pratique. Les participants y travaillent sur leurs propres situations professionnelles, expérimentent des outils, confrontent leurs problématiques réelles. Rien de descendant, peu de théorie abstraite : l’objectif est de rendre immédiatement applicable ce qui est appris.

Le dispositif ne s’arrête pas là. Un accompagnement est également proposé à un mois et à deux mois, afin de consolider les acquis et d’ancrer les changements dans la durée.

Ce parti pris de l’efficience immédiate et du suivi dans le temps constitue l’un des marqueurs forts de l’entreprise, et explique sa capacité à fidéliser de grands groupes comme Schneider Electric, Soitec, Becton Dickinson ou A. Raymond.

Une continuité assumée, une dynamique renouvelée

Si la reprise marque une nouvelle étape, elle ne rompt pas avec l’histoire d’Equoranda. Pascale Demont reste impliquée comme formatrice indépendante, garantissant la continuité des méthodes et de l’ADN pédagogique.

Dans le même temps, les synergies avec LDS se déploient rapidement. Les offres circulent entre les deux structures, les expertises se complètent, les clientèles se croisent. Une hybridation progressive, qui nourrit la stratégie de développement du nouvel ensemble.

Un nouveau chapitre, entre ancrage local et ambition nationale

Avec Emmanuel Sandoz, Equoranda entame donc une nouvelle phase de son développement. Une phase marquée par un double mouvement : renforcer son ancrage à Grenoble et dans l’écosystème d’Inovallée, tout en consolidant sa présence auprès de grandes entreprises à l’échelle nationale.

Mais au-delà des enjeux de croissance, c’est une conviction qui structure désormais le projet : celle que la performance durable des organisations repose avant tout sur l’engagement des femmes et des hommes qui les composent.

Dans un contexte où les entreprises cherchent à se transformer en profondeur, cette promesse résonne particulièrement.

Et c’est peut-être là, précisément, que se joue la singularité d’Equoranda.

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