De la deeptech à l’impact : 50 ans de battements d’ailes de Colibri pour inovallée, qui illustre combien les concepts passent, mais les convictions perdurent

A VPN is an essential component of IT security, whether you’re just starting a business or are already up and running. Most business interactions and transactions happen online and VPN
Impact et développement durable en entreprise

Dans le marketing et la communication territoriale, il y a comme ailleurs des effets de mode auxquels il est difficile d’échapper.

Nous innovions dans les années 70 avec notre concept pionnier de technopole. Nous surfions dans les années 2000 sur la nouvelle vague du développement durable. Nous mettions le cap dans les années 2010 sur la startup nation et l’accent sur la deeptech. Retour au développement durable mais version RSE dans le nouveau monde post-Covid de 2020. C’est à présent au tour de l’IMPACT de prendre ses lettres de noblesse.

Serions-nous si versatiles et inconsistants ? Nos langages, et les stratégies qui en découlent, sont-ils à ce point asservis à cette fast-fashion qui fait et défait les concepts à un rythme toujours plus effréné ? 

Evidemment non ! Les mots changent, les valeurs et les actes sont pourtant les mêmes depuis 50 ans :

  • On faisait des « startups » « deeptech » bien avant la naissance des concepts (respectivement en 1976 et 2014) : la preuve, Sames était la première jeune entreprise inovallienne à se créer à partir d’un brevet scientifique de pulvérisation électrostatique permettant de … réduire l’impact de la peinture sur l’environnement !
  • On faisait donc du développement durable qui s’ignore (naissance du concept en 1987) dès les années 70 et les entreprises les plus « innovantes » ont fait de la RSE sans le savoir depuis des décennies : d’Aristide Bergès à Michelin, il suffit de regarder l’histoire incroyable de certains progressistes pour mesurer à quel point, au-delà de la performance économique, le développement de leurs entreprises a contribué au mieux vivre de toute une génération alentour. Ils n’ont pas eu besoin d’attendre les années 2010 et la naissance des concepts d’entreprises à mission pour avoir un impact.
  • On faisait de l’inclusion et de la diversité au naturel, quand André Niznik fondait RoboBAT sur inovallée parce qu’en 1981, il n’avait pas pu rejoindre sa Pologne natale déclarée en état d’urgence : https://www.lemoniteur.fr/article/andre-niznik-directeur-general-de-robobat.1608004
  • On applique depuis toujours dans notre organisation même la plupart des principes qui guident aujourd’hui les entreprises à mission ou à impact : un modèle associatif non profitable, une gouvernance partagée, une raison d’être et des valeurs, des missions d’intérêt général, une vision qui dépasse largement le seul cadre du développement économique pour faire de l’économie un pilier du progrès …

Alors oui, nous utilisons nous aussi les mots de notre époque. Parce qu’il faut bien être compris, être trouvé sur les moteurs de recherche, désormais par les agents IA, et parfois réussir à émerger dans le bruit ambiant.

Mais les concepts passent plus vite que les convictions.

Tous ces mots racontent finalement la même chose : la volonté de faire sa part. Celle du colibri de la légende, qui transporte goutte après goutte de quoi éteindre l’incendie.

Des milliers de battements d’ailes minuscules qui, mis bout à bout, façonnent un territoire plus viable, plus vivable et plus équitable. Car tels sont bien les 3 piliers d’un développement durable dont le nom n’est peut-être plus à la mode, mais le concept plus que jamais d’actualité.

  • Une entreprise qui met au point une technologie permettant de détecter une maladie mieux et plus tôt pour améliorer sa prise en charge et la qualité de vie des malades
  • Une autre qui réduit sa consommation d’énergie
  • Une équipe qui repense ses pratiques de recrutement pour être plus inclusive.
  • Des salariés qui viennent travailler à vélo.
  • Des déchets qui trouvent une seconde vie.
  • Des dirigeants qui prennent le temps de se demander quel sera l’effet réel de leurs décisions dans cinq ou dix ans

Finalement, l’impact n’est qu’un nouveau mot posé sur une vieille intuition.

Celle qui consiste à considérer que la valeur d’une innovation ne se mesure pas seulement à ses performances, à sa croissance ou à sa valorisation, mais aussi et surtout aux conséquences qu’elle produit autour d’elle.

Depuis cinquante ans, les entreprises d’inovallée inventent, entreprennent, tâtonnent, réussissent parfois brillamment, échouent parfois aussi. Mais elles ont en commun cette même ambition : résoudre des problèmes bien réels, avec bon sens et humilité, au service de quelque chose de bien plus grand.

Soigner mieux. Consommer moins. Produire plus proprement. Sécuriser. Former. Inclure. Connecter.

À quelques jours de la Semaine européenne du développement durable, ce numéro est finalement une invitation à regarder autrement notre écosystème.

Et si l’impact était simplement là depuis le début ?

Besoin d'un accompagnement ?