Le leader de l’homéopathie Boiron règne en maître depuis 3 générations !

BOIRONZoom sur Didier Martinez, Pharmacien Directeur de l’établissement BOIRON – inovallée (Montbonnot)

  • Plus qu’une carrière… un parcours de vie

Originaire de Strasbourg, Didier Martinez démarre sa carrière en tant que pharmacien au sein des Laboratoires Homéopathiques de France. 1989 marquera un tournant dans sa carrière puisque Boiron rachète les Laboratoires Homéopathiques de France. Il fait ses classes chez Boiron en tant que commercial puis évoluera vers un poste d’attaché à la direction régionale pendant 2 années.  Il se voit ensuite confier la direction de l’établissement de Nancy en 1993. Ce n’est que fin 1997 et début 98 qu’il pose ses valises dans la capitale des Alpes (avec femme et enfants) pour prendre la direction de l’établissement de Grenoble et ainsi manager une plus grosse équipe, « dans un cadre privilégié », précise-t-il.

La cartographie de sa carrière chez Boiron est jalonnée d’expériences formidables, tant dans les rencontres qu’il a pu faire (hommes politique, artistes, grands dirigeants etc.) que dans les valeurs managériales qu’il a véhiculées pendant 30 ans. En regardant son parcours, M. Martinez éprouve une certaine fierté quant aux décennies qu’il a passées au sein du groupe, et se satisfait pleinement d’avoir véhiculé l’image de cette entreprise, dont il partage les valeurs.

  • Boiron à la pointe du management social

Boiron pratique depuis des années un management bienveillant et attache une importance toute particulière aux hommes et aux femmes qui y travaillent chaque jour. Les valeurs humaines et managériales véhiculées par les enfants et petits-enfants des frères Boiron donnent une vraie valeur ajoutée à ce groupe pharmaceutique mondialement reconnu. Selon Christian Boiron (actuel Directeur Général du groupe Boiron) : « il n’y a d’entreprise que d’hommes ».  Les descendants des frères Jean et Henri Boiron (Christian, Thierry et Annabelle – petite fille) continuent donc de mener une politique d’entreprise basée sur des fondamentaux humanistes que sont le bonheur au travail, la qualité de vie et la réussite. Cette philosophie sociale propice à l’épanouissement de chacun, au service de la performance, a donc de vraies répercutions sur les salariés dans leur quotidien puisqu’ils bénéficient de nombreux avantages (accord de participation, pour mandat politique, intéressements, embauche en temps partiel choisi etc.) et comme le souligne M. Martinez : « Chez Boiron, on croit aux individus et que travailler contribue au bonheur » et poursuit en disant que « la confiance est une valeur managériale clé ».

  • Une empreinte locale forte et un mode de fonctionnement à grande échelle

Ce sont 38 personnes qui œuvrent quotidiennement au bon fonctionnement de l’établissement, installé sur Grenoble puis sur inovallée (Montbonnot) depuis bientôt 40 ans. Le groupe compte actuellement 4 maisons mères et 30 établissements comme celui du Grésivaudan. Les maisons mères ont pour objectif de fabriquer en grande série les médicaments qui vont être diffusés en France et dans le monde. M. Martinez se plaît à dire que chez Boiron, tout est « made in France » ! Les réassorts qui proviennent des maisons mères sont distribués aux pharmacies locales via la plateforme logistique des établissements, qui contrôlent de façon quasi militaire chaque produit. La traçabilité est un gage de qualité chez Boiron puisqu’aucun produit ne sort des établissements sans avoir été en amont répertorié, scanné, validé puis livré.

Les établissements quant à eux assurent un service de proximité pour les officines régionales. Ainsi le site de Montbonnot distribue chaque jour 30 000 produits dans 750 pharmacies, d’Annemasse jusqu’à Barcelonnette. Ces unités locales fabriquent aussi des médicaments qui nécessitent une composition particulière, sur prescription médicale adaptée à chaque patient. «L’ensemble de ces modes opératoires est validé par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) », précise M. Martinez. L’étape de fabrication des médicaments se passe dans la diluthèque, en salle blanche. Ils sont ensuite expédiés à l’officine qui en a fait la demande. Les résultats des 20 dernières années sont très satisfaisants et les choix stratégiques pris par la direction pendant toutes ces années ont conduit le groupe au succès qu’on lui connaît.

  • Des process qui évoluent pour une marge d’erreur à 0.2/1000

Didier Martinez avoue tout de même que le métier a beaucoup changé par rapport à ses débuts. Jusqu’en 2008, le directeur était pharmacien directeur de son entité avec ses propres choix stratégiques et des marges de manœuvre énormes. Au fil des années il a fallu appréhender le métier avec de nouveau process, en lien direct avec l’évolution de la technique. Les habitudes des clients ont également changé puisqu’aujourd’hui 91% des commandes passent désormais par la télétransmission.

Parallèlement Boiron a déposé, en collaboration avec l’agence européenne de nomenclature, près d’un millier d’enregistrements homéopathiques. Ce passage obligé consiste à valider les enregistrements de chaque souche sur la base d’une documentation exhaustive démontrant l’efficacité, la sécurité et la qualité du médicament homéopathique. Cet investissement colossal (plus de 30 millions d’euros) a entraîné la réduction du nombre de préparation en salle blanche. En d’autres termes, chaque fois qu’un enregistrement est accepté par l’ANSM, il n’est plus fabriqué en préparatoire. « A l’heure actuelle, Boiron ne fait que la moitié des préparations qu’elle faisait il y a 3 ans », souligne M. Martinez.

L’augmentation de la qualité du travail dans l’industrie pharmaceutique dans tous les labos de France, impulsés par les législateurs (principalement par l’ANSM) amène tous les laboratoires (dont Boiron) à avoir une amélioration de la qualité de leur process et de leur traçabilité. Aujourd’hui quand un pharmacien fait sa commande, il a 0.2 chance pour 1000 d’avoir une erreur. « La traçabilité a amélioré notre taux de qualité de 10 fois », précise M. Martinez. Boiron a considérablement développé ses compétences dans les affaires réglementaires. Un petit labo comme Boiron est devenu leader national en OTC (Over The Counter – médicament en vente libre) devant Sanofi : « On est le petit dans la cour des grands », s’amuse à dire M. Martinez.

Avec un chiffre d’affaires sur l’OTC qui a presque doublé en dix ans, le groupe BOIRON règne en leader dans le paysage pharmaceutique et les petits granules blanches ont encore un bel avenir devant elles !

Pour en savoir plus : www.boiron.fr

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EN BREF : Une histoire de famille qui remonte aux années 30

L’histoire de Boiron se confond avec l’histoire de l’homéopathie qui est arrivé en France au début du 19ème siècle grâce à un médecin italien. Cette méthode thérapeutique connaîtra des tumultes jusqu’à sa « démocratisation » dans les années 30. 

C’est d’ailleurs à cette époque que démarre l’histoire de Boiron puisque, dès 1932, Jean et Henri Boiron (frères jumeaux), pharmaciens, s’engagent ensemble dans la fabrication des médicaments homéopathiques. Déterminés à améliorer les conditions de fabrication, ils mettent au point des procédés rigoureux et scientifiques, à partir d’une matière première contrôlée et de qualité constante.

Les années 70 marqueront un tournant dans l’histoire de Boiron avec la construction de la première maison mère du groupe à Sainte Foy les Lyon, puis la seconde dans les années 90 à Messimy (aujourd’hui siège social du groupe). Des décennies plus tard, Boiron absorbera ses principaux concurrents jusqu’à sa fusion avec Dolisos en 2005.

Le groupe Boiron, c’est aujourd’hui 3700 collaborateurs, 607 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20 filiales, principalement en Europe et en Amérique du Nord. L’entreprise est également implantée en Amérique du Sud (Boiron Brésil), en Afrique du Nord (Boiron Tunisie) et, depuis fin 2015, en Asie du sud avec l’ouverture d’une filiale en Inde. Presque 50% du CA de Boiron est réalisé à l’international. Ce qui veut également dire que 50% du CA se fait en France.

M. Martinez, pharmacien directeur de l’établissement Boiron – Montbonnot, confie d’ailleurs que « La France est grande consommatrice de l’homéopathie en partie grâce aux mamans qui sont très empreintes de cette médecine pour leurs enfants ».

Pour en savoir plus : www.boiron.fr