meteo*swift choisie par Tesla pour prévoir la production d’énergie éolienne du parc Hornsdale en Australie

meteo*swift choisi par TeslaPremier contrat à l’étranger pour meteo*swift (en dehors des DOM-TOM, où elle a déjà eu l’occasion d’œuvrer) et surtout… contrat de taille XXL ! C’est au cœur de l’immense parc éolien Hornsdale, situé en Australie, que la jeune start-up du Tarmac s’apprête à aller travailler pour le compte du groupe Tesla. Entré en service en novembre 2016, ce parc aura, à terme, une capacité de 315 mégawatts et sera constitué d’une centaine d’éoliennes (entre 100 et 150). Ce qui représente environ 1/3 de la capacité d’une centrale nucléaire.

« Ce parc éolien est 20 fois plus gros qu’un parc moyen en France ; ce sera le plus gros sur lequel nous aurons travaillé jusqu’ici », s’enthousiasme Morgane Barthod, co-fondatrice de meteo*swift. « Le challenge est extrêmement motivant car il y a de nombreuses interactions entre les éoliennes (ombre, etc.). Les algorithmes de machine learning que nous allons développer spécifiquement pour ce parc seront plus complexes techniquement. Et nous devrons aussi recueillir les données météorologiques à partir d’un autre modèle météo que celui de Météo France, puisque nous allons travailler avec le service météo australien ».

100 mégawatts : la plus grande centrale de stockage au monde

Le projet Tesla doit permettre de remédier aux carences du réseau électrique de l’Etat d’Australie méridionale, qui avait été entièrement privé d’électricité l’année dernière à la suite de vents violents et de pluies torrentielles. Le principe consiste à installer une batterie au lithium avec une capacité de stockage de 100 mégawatts, de quoi approvisionner 30.000 logements. Ce système de stockage d’énergie sera couplé avec le parc éolien Hornsdale.

La prévision de production éolienne : une des clés de la réussite du projet Tesla

« Une partie de la batterie est réservée à l’état australien qui équilibre le réseau comme il le souhaite. Sur l’autre partie, Tesla stocke l’électricité quand elle est moins chère et la déstocke quand il en manque. Mais pour que Tesla puisse stocker, il faut que le parc produise suffisamment d’énergie », précise Morgane Barthod. « Les prévisions réalisées par meteo*swift permettront d’avoir de la précision sur la production attendue, mais aussi de piloter la batterie pour assurer la stabilité du réseau électrique. Car ce parc se situe dans une région où il y a beaucoup d’éoliens dans son mix électrique. Ce qui signifie que les contraintes pour équilibrer le réseau sont très fortes. Notre rôle sera de donner les meilleures informations pour faciliter la prise de décision. »

4 recrutements prévus d’ici la fin de l’année

Pour assurer la pleine réussite de ce projet notamment, meteo*swift a déjà recruté en septembre 2 personnes, Olivier, Chief Data Officer, et Romain, ingénieur R&D. Elle recrutera également dans les prochaines semaines une personne pour assurer le suivi administratif et une autre pour gérer la relation client.

 


En savoir plus sur le projet Tesla :

https://www.neoen.com/the-worlds-largest-lithium-ion-battery-with-neoen-wind-farm-en/
http://www.europe1.fr/technologies/australie-tesla-choisi-pour-le-plus-grand-systeme-de-stockage-lithium-ion-au-monde-3382751