Emoface, une application pour aider les autistes à décrypter les émotions

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Se basant sur trois ans de R&D effectués au sein du laboratoire GIPSA-Lab de l’Université Grenoble-Alpes, Emoface rend visible les émotions pour les autistes à travers un apprentissage ludique à base d’avatars 3D reproduisant précisément les expressions basiques comme complexes.

La joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise, le dégoût… autant d’émotions classiques reproduites à la perfection par Emoface. La startup fondée le 3 janvier 2020 développe un service de nouvelle génération destiné à l’autisme. « Cette entreprise est née après trois années de recherche au sein du laboratoire GIPSA-Lab de l’Université Grenoble-Alpes en partenariat avec l’INRIA ou j’ai effectué ma thèse en machine learning sur les avatars 3D expressifs », explique Adela Barbulescu, fondatrice d’Emoface. Particulièrement sensible à l’autisme, la jeune roumaine chercheuse en informatique à l’UGA, est partie du constat qu’il « existe un décalage dans les méthodes d’apprentissage entre les supports papiers à base de pictogrammes, les vidéos et la réalité ». C’est là qu’intervient Emoface. « À travers des avatars 3D, notre technologie simule les expressions faciales réelles ». Dans un premier temps, la pépite a bénéficié de l’accompagnement de la SATT Linksium pour établir sa preuve de concept et concevoir un premier prototype testé dans plus d’une centaine de structures médico-sociales. « Nous avons apporté un soin particulier à l’ergonomie de notre service avec un design adapté au système perceptif des autistes ».

L’application lancée officiellement ce mois-ci

Disponible sous iOS et Android, l’application propose des activités ludiques et stimulantes visant à aider les jeunes autistes « qui ont des difficultés à reconnaître, à exprimer des émotions et à gérer des situations sociales ». Plusieurs niveaux de difficulté sont intégrés, des contenus visuels à chaque fois différents permettent aux utilisateurs d’avoir toute une palette de stimuli. Dans les prochaines versions, des situations diverses augmenteront les possibilités de l’application, car « il est important que les utilisateurs sachent réagir dans n’importe quels cas de figure ». Les autistes sont progressivement amenés à identifier les expressions faciales, à les identifier, à les associer avec des émotions avant d’ensuite introduire le contexte social. « Trois têtes du même avatar sont proposés, une phrase indique le contexte, par exemple, choisir le visage qui indique que Jules a peur d’une araignée. Tout le monde n’a pas peur des araignées, mais ça permet à l’utilisateur de mieux comprendre la réaction des personnes. » Des études cliniques plus larges vont être engagées entre septembre prochain et décembre 2022 dans le cadre du plan national pour l’autisme afin d’évaluer l’efficacité de la première version de l’application, Emoface Play&Learn emotions.

Une technologie de rupture au service de l’apprentissage socio-émotionnel

Lauréat 2020 du concours i-Lab – catégorie Deeptech, la startup poursuit le développement de sa brique technologique. S’inspirant des travaux de Simon Baron-Cohen, un chercheur en psychologie de Cambridge, spécialiste de l’autisme, qui a recensé 412 émotions différentes, la fondatrice souhaite « créer un atlas des émotions. Quant à savoir si elles seront toutes traduisibles par un avatar 3D, seuls la poursuite de nos travaux et des essais cliniques nous le diront ! » Pour ce faire, l’équipe d’Emoface a conçu une méthodologie d’apprentissage basée sur de l’intelligence artificielle et des essais cliniques. Les données recueillies (vocales et faciales) sont ensuite intégrées dans une base de données qualifiée qui sert à l’apprentissage des algorithmes de deep learning. Les informations significatives qui caractérisent les émotions sont extraites permettant d’enrichir et d’entraîner le modèle pour construire des avatars 3D aussi réalistes que possibles. En veille constante, la startup utilise des techniques de transfert learning pour enrichir son modèle et représenter les émotions précisément. « L’apprentissage socio-émotionnel commence seulement à arriver en France, il est beaucoup plus développé aux États-Unis et au Canada. C’est un segment bien plus large que nous comptons adresser ». D’ores et déjà, cette première application mobile pour tablette est accessible via un abonnement mensuel et annuel complété à laquelle s’ajoutent des offres personnalisées selon le nombre de licences commandées. « Demain, nous proposerons des formations payantes à l’utilisation de l’application pour les professionnels et aux usages du numérique ». Fondée par deux associés, Emoface compte recruter un développeur Unity ainsi qu’un chercheur en machine learning et vise au moins 1000 utilisateurs de son application cette année.

Pour en savoir plus : https://www.emoface.fr/

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